| Conseils des Etudiants du Pouvoir Populaire et reforme constitutionnelle |
| Ecrit par Osly Hernandez | |
| 25-11-2007 | |
|
Qu’est ce que le Conseil des Etudiants du Pouvoir Populaire et comment devrait-t-il être organisé ? Osly Hernandez, Commission Présidentielle des Etudiants du Pouvoir Populaire Suite à une longue et ardue discussion à travers tous les Etats vénézueliens et qui a duré presque trois mois, nous avons nous, en tant qu’étudiants du pays, dégagé une position commune sur des matières liées à l’éducation et à notre organisation en tant que secteur social. Cette discussion a abouti à l’appel d’une assemblée constituante sur l’éducation permettant à tous les secteurs liés à l’éducation (missions, écoles, lycées, universités, chargés d’éducation des conseils communaux, parents) de se rencontrer pour créer les lois qui réglant la question.Ces dernières sont la loi organisatrice de l’éducation, la loi de l’éducation supérieure et les règlements d’ordre intérieur des institutions. De la même manière, la discussion sur les formes d’organisation des étudiants en vigueur et des Conseils des Etudiants du Pouvoir Populaire, ainsi que de la période de transition entre les deux, a abouti sur des conclusions intéressantes qui seront utiles à tous les secteurs des étudiants au niveau national.Qu’est ce que le Conseil des Etudiants du Pouvoir Populaire et comment doit-il être organisé ? Le débat sur les buts et les principes du Conseil des Etudiants du Pouvoir Populaire nous amène à de multiples contradictions héritées de notre éducation capitaliste et des formes traditionnelles d’organisation. Cependant, la proposition de la Réforme constitutionnelle éclaircit la situation : l’article 70 du texte stipule « sont des moyens de participation et de protagonisme du peuple dans l’exercice direct de sa souveraineté et pour la construction du socialisme : l’Assemblée des citoyens et citoyennes ». Nous pouvons en conclure que les Conseils des étudiants du pouvoir populaire sont des moyens de participation et de protagonisme des étudiants, dans l’exercice direct de leur souveraineté et pour la construction du socialisme.De cette orientation nous pouvons tirer deux objectifs : - Enpremier lieu, les conseils des étudiants sont avant tout un outil au service du pouvoir populaire. Dans cette optique, le conseil doit avoir comme but de base la création de conditions pour consolider le modèle de société que nous soutenons au Venezuela, c'est-à-dire le socialisme, qui a comme principe « tout le pouvoir pour le peuple organisé ». - En deuxième lieu, et parce qu’il s’agit d’une organisation sectorielle qui réunit uniquement des étudiants, elle a la responsabilité de veiller sur les revendications spécifiques de notre secteur social, toutefois sans oublier que celles-ci sont liées aux autres revendications du peuple exploité. Ceci veut dire qu’il n’y a pas de services exclusifs consacrés aux étudiants, mais qu’au contraire nous devrions étendre ces mêmes services à toute la communauté où se développe un centre éducatif. Ceci permettra au Conseil d’être en contact permanent avec l’extérieur afin de déterminer le but collectif des projets.J’aborderai le thème de l’Assemblée de citoyennes et citoyens plus tard. Le deuxième apport fait à partir de la Réforme se base sur l’article 136 qui précise que : Le pouvoir public est réparti territorialement en : pouvoir populaire ; pouvoir communal ; pouvoir de l’Etat et pouvoir national. Parce que les conseils des étudiants font partie du pouvoir populaire, ils font aussi partie du pouvoir public qui, à son tour, est réparti territorialement, selon moi, en adéquation au projet de nouvelle géométrie du pouvoir.Par conséquent, les conseils des étudiants ne doivent pas répondre nécessairement à la logique institutionnelle (salon, école, faculté et institution) mais au besoin territorial d’organisation du secteur.Ceci permettra que : - dans les universités traditionnelles, des écoles situées à proximité, sans tenir compte de la Faculté à laquelle ils appartiennent, pourront créer un conseil d’étudiants ; - dans les villages universitaires, plusieurs petits villages situés à proximité pourront créer un conseil d’étudiants ; - chaque lycée pourra créer un conseil d’étudiants, à condition de compter sur le minimum d’étudiants nécessaire pour activer l’Assemblée des citoyens. Dans le cas contraire, il devra s’unir à d’autres lycées situés à proximité ; Le peuple est le dépositaire de la souveraineté et l’exerce directement via le pouvoir populaire. Celui-ci n’est pas issu du suffrage ni d’aucune élection, mais naît des groupes humains organisés comme base de la population.La structure du conseil des étudiants est donc un acte de participation volontaire, seul mécanisme générateur de démocratie participative et protagoniste. Les assemblées citoyennes seront formées par ceux qui volontairement manifestent leur souhait de participation concrète ; Le pouvoir populaire s’exprime à travers la constitution de communautés, de communes et l’autogouvernance des villes, ainsi que par les conseils communaux, les conseils ouvriers, les conseils paysans, les conseils des étudiants et les autres signalés par la loi. C’est ce dernier paragraphe de l’article qui détermine la cohérence de tout ce que nous avons énoncé plus haut.Selon l’article 70 de la reforme, l’instance suprême de prise de décisions de tout conseil est l’assemblée citoyenne. Par conséquent, la première démarche pour créer un conseil, et accéder à l’autogouvernance, est le choix territorial de la communauté à laquelle se vouera sa gestion.Une fois la communauté définie, l’assemblée citoyenne décidera et créera les commissions de travail qui, comme nous avons dit précédemment, seront formées par des volontaires. En conclusion, la nouvelle forme d’organisation des étudiants est un instrument dans l’approfondissement du projet socialiste ; il a pour but la rupture avec la logique institutionnelle qui a été à la base de tant de divisions et notre isolement de la réalité sociale que nous intégrerons inévitablement dès la fin de nos études.L’éducation est donc la phase préparatoire à l’exercice d’un rôle actif dans la société. Nous espérons que ces réflexions contribueront au débat profond et nécessaire afin d’avancer dans une discussion qui nous, en tant que secteur social, est indispensable. Consacré dans notre Constitution de la République, aujourd’hui Bolivarienne, du Venezuela, la participation à ces discussions est ouverte à tous, sans discrimination de sexe, d’âge, de race, d’orientation politique, de religion ou de classe sociale.Osly HernandezCommission Présidentielle des étudiants du Pouvoir populaireComité pour l’Université Populaire Date : 5 novembre 2007 |