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D’après les témoignages de membres de la campagne Touche pas au Venezuela, des violences se sont déroulées hier à Caracas lorsque des étudiants liés à l’opposition sont revenus d’une manifestation pacifique contre les propositions de reforme constitutionnelles. Visiblement frustrés pas le caractère non violent de la première manifestation, un groupe d’environ 250 étudiants liés à l’opposition (nombreux venaient d’autres universités) s’est dirigé directement vers l’Université Centrale du Venezuela (UCV) à l’Ecole du Travail Social, où les étudiants révolutionnaires sont concentrés.
Un groupe d’étudiants révolutionnaires était d’ailleurs entrain de faire campagne pour un vote positif lors du référendum. Après avoir organisé une assemblée générale pour les étudiants, les enseignants et le personnel non-enseignant dans la matinée ; les étudiants révolutionnaires collaient des affiches et distribuaient des tracts.
C’est alors qu’ils ont été attaqués par des étudiants de l’opposition qui circulaient aux alentours de l’école. Des cocktails Molotov et des pierres furent lancés, des toilettes détruites, les portes du Centre des Etudiants (dominé par les Bolivariens) incendiées, et près de 150 personnes (étudiants, professeurs et personnels non enseignant) furent retenues dans le bâtiment pendant plusieurs heures alors que les étudiants de l’opposition violente essayaient de s’introduire dans le bâtiment en vue de les lyncher.
Quelques-uns des étudiants retenus dans la faculté sont connus au niveau national comme des leaders bolivariens (par exemple Adreina Taranzon qui est intervenu dans un débat avec les étudiants de l’opposition à l’Assemblée Nationale en début d’année, pendant les manifestations sur RCTV). Ils sont parvenus à appeler la Télévision d’état et à témoigner en directe de ces évènements.
La police n’est pas autorisée à pénétrer les locaux de l’université en raison d’une loi sur l’autonomie des universités. Le maire de Caracas a suggéré que la Police Métropolitaine entre afin d’empêcher les violences et de permettre aux individus retenus dans l’école de sortir. Toutefois le recteur de l’université, un membre de l’opposition, a refusé cette offre. Les autorités universitaires sont responsables de la sécurité dans leurs locaux et ils n’ont rien fait pour prévenir une monté des violences.
Les chaînes de télévision de l’opposition diffusaient en boucle des reportages prétextant que des Chavistes masqués avaient tiré sur les étudiants de l’opposition et qu’une personne avait été tuée (il fut par la suite démontré que cette information était fausse, 9 étudiants furent blessés, la plupart d’entre eux en raison des fumées inhalées suite aux feux démarrés par les étudiants de l’opposition).
Finalement le chef des urgences et des pompiers fut autorisé par le recteur à se rendre dans l’université afin de négocier la sortie, en toute sécurité, des individus pris au piège dans l’école du Travail Social par une mobilisation violente des étudiants de l’opposition. Les média internationaux ont « relaté » ces évènements comme si des « Chavistes armés de pistolets » avait fait feu sur des étudiants pacifiques de l’opposition. Un membre de Touche pas au Venezuela était présent à l’université lorsque les violences ont éclatées. Il affirme que les hommes armés, qui ont ouvert le feu à l’origine, l’ont arrêté sur son chemin vers au travers d’UCV vers l’université bolivarienne très proche. Il rapporte que les deux hommes armés sur la moto n’avaient pas l’air d’étudiants, mais semblait plutôt être des bandits employés pour l’occasion. Ces hommes armés criaient des slogans anti-Chavez et se vantait d’avoir tiré sur des chavistes.
Pourtant les agences de presse décrivent toujours l’arrivée d’hommes armés bolivariens à l’UCV après que les étudiants de l’opposition aient organisé le siège des 150 personnes prisonnières dans le bâtiment de l’Ecole du Travail Social, afin d’aider les assiégés à se frayer un chemin plus sûr : Par la suite des hommes armés arrivèrent sur des motos, effrayant les étudiants et se tenant devant les portes – l’un d’entre eux tira en l’air – alors que les gens fuyaient du bâtiment.
D’après les témoins de Pas Touche au Venezuela, devant l’inaction des autorités universitaires, des centaines d’étudiants, des travailleurs de l’université, des voisins, finirent par se rendre dans l’université afin d’aider les personnes de l’école du Travail Social à éviter les mobilisations violentes des étudiants de l’opposition. Certains d’entre eux portaient des pistolets, ce qui semblait normal au regard la nature extrêmement violente de la situation.
Des étudiants bolivariens, des professeurs et des personnels non-enseignants ont organisé une réunion conjointe à l’UCV. Ils ont appelé à l’organisation d’une manifestation contre les agressions fascistes, qui se prendra place le 15 novembre. Des vidéos des violentes attaques des étudiants de l’opposition peuvent être téléchargées ci-dessous : http://www.radiomundial.com.ve/yvke/noticia.php?988
http://www.radiomundial.com.ve/yvke/noticia.php?990
Jeudi 8 novembre 2007 |