L'Histoire est avec nous et non avec les dinosaures colonialistes
Ecrit par Arlac   
19-11-2007


Au XVIIe sommet ibéro-américain réuni à Santiago du Chili, un incident a opposé les représentants du Venezuela et du Nicaragua à ceux de l'Espagne. À l'origine de la controverse, Zapatero n'a pas apprécié que certains pays de la région considèrent que leur retard était imputable, en partie, à l'influence négative d'éléments internationaux.
Chávez a voulu expliquer que son pays avait fait l'objet d'une intervention quand, en 2002, l'Espagne avait soutenu le coup d'État militaire contre son gouvernement constitutionnel et légitime. Qu'en raison de cette intervention, on pouvait considérer Aznar, le président du gouvernement de l'époque, comme un fasciste.
Zapatero a estimé que cette intervention du président Hugo Chávez constituait un manque de respect. Le roi Juan Carlos a essayé de le faire taire et, constatant que Chávez continuait d'exposer sa position, il lui a crié : « Pourquoi ne te tais-tu pas ? » Lorsque le président du Nicaragua, Daniel Ortega, a corroboré l'affirmation de Chavez, ajoutant que l'ambassade d'Espagne au Nicaragua avait aussi soutenu la droite lors des dernières élections pour que le parti sandiniste n'accède pas au pouvoir, le roi d'Espagne s'est immédiatement levé et a quitté la salle.

Qui sont le roi d'Espagne et José María Aznar ?
Le roi d'Espagne est né à Rome, en 1938, alors que ses parents  -- Alfonso XII et María de las Mercedes de Bourbon et Orléans – y étaient en exil, attendant que Franco leur rende la couronne, ce qui a été obtenu par la guerre civile et avec l'appui de Hitler. Tant Franco que Hitler étaient fascistes et grâce à eux, les Bourbon sont revenus diriger le pays.
 
Pendant la dictature de Franco, l'église et la monarchie ont été les piliers principaux, aux côtés de l'armée. À la fin du franquisme, Juan Carlos Ier a été désigné par Franco comme chef de l'État, charge qu'il a exercée à titre provisoire lorsque Franco était malade. Au décès de Franco en novembre 1975, Juan Carlos Ier a juré d'observer les Principes du Mouvement national [fasciste] dans le but de perpétuer le régime. Mais constatant qu'il était impossible de le faire en raison de la forte opposition que suscitait cette dictature, Juan Carlos Ier s'est arrangé pour ouvrit la voie à un régime démocratique en Espagne, toujours avec la cohabitation de la monarchie. C'est ainsi que de manière opportuniste, il est parvenu à se faire proclamer roi un an après la mort de Franco. Depuis lors, il est « démocrate »...

José María Aznar, par ailleurs, est le fils d'un ami de Franco, journaliste et diplomate. Sa famille a participé activement, aux côtés de Franco, à la guerre civile espagnole. Après la mort de Franco, Aznar entre, en 1979, à l'Alliance populaire, le parti conservateur, aile la plus fasciste de l'après-franquisme. Aznar change le nom de l'Alliance, qui devient le Parti populaire et en fait un parti conservateur, libéral et pro-États-Unis.
Aznar est élu grâce au soutien financier de la mafia anti-cubaine de Miami en échange de son engagement d'orienter à droite la position de l'Espagne et de l'Union européenne, ce qui se voit clairement dans sa politique réactionnaire contre Cuba et dans le soutien au coup d'État contre la démocratie au Venezuela.

L'Histoire est avec nous et non avec les dinosaures colonialistes
Nous estimons que plus de 500 ans après la colonisation, la couronne espagnole n'a rien à faire en Amérique latine et que le processus actuel de développement et d'indépendance mené par le Venezuela, Cuba, la Bolivie, l'Équateur et le Nicaragua, a commencé à retourner l'héritage de 500 ans de colonialisme et néo-colonialisme.
Que ce processus représente, dans cette région, le meilleur de la lutte des peuples, le combat et la lutte de ceux qui, hier et aujourd'hui, ont répandu sur notre continent le projet libérateur que représente l'ALBA.
Ni Simon Bolívar, ni Che Guevara ne se sont tus au moment de dire la vérité et de défendre nos peuples : nous ne nous tairons pas non plus.

Merci Daniel Ortega
Merci Hugo Chávez
L'Histoire marche avec vous et non avec les dinosaures colonialistes.
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Signé : ARLAC, INTAL
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Nous vous invitons à signer la présente déclaration
et à nous accompagner le mercredi 21, entre
18h00 et 19h00, à l'ambassade du Venezuela,
pour marquer notre solidarité contre les attaques
que subit ce pays frère.