| Proposition des travailleurs des usines occupées, sous le contrôle ouvrier en cogestion à la UNT |
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| Ecrit par FRETECO | |
| 08-05-2007 | |
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Le texte qui suit est une proposition qui a été émise par les membres du FRETECO (Front Révolutionnaire des Travailleurs et des Entreprises en Cogestion et Occupées) à la UNT (Union Nationale des Travailleurs, principal syndicat du Venezuela). La gestion des entreprises sous contrôle ouvrier ou en cogestion essuie pour le moment pas mal de critiques au pays, et cette lettre est un appel au débat afin de rétablir la vérité sur ce cas.
Chers camarades, Nous nous adressons à vous afin de coordonner nos efforts pour appuyer la classe ouvrière vénézuélienne dans sa lutte pour la transformation socialiste de notre société. Nous traversons un moment décisif où le sort de la révolution est en jeu ; tous les travailleurs, comme l'a signalé le commandant Chávez, doivent jouer un rôle essentiel pour atteindre cet objectif.
En ce sens, nous sommes nous, les travailleurs des usines occupées sous le contrôle ouvrier ou en cogestion, l'avant-garde dans la création d'une économie socialiste au Venezuela.
La responsabilité des problèmes que nous rencontrons en revient à la lourde bureaucratie de ces entreprises. Ces affirmations sur nos prétendues incapacités font partie de la campagne de sabotage économique orchestrée contre notre organisation. Ils essaient ainsi de diffuser l'idée aux autres travailleurs, aux autres communautés et au commandant Chávez que l'occupation des usines ainsi que le contrôle ouvrier sont un échec et donc ne mènent à rien.
Dans ce sens, nous entamerons des actions contre le sabotage bureaucratique.
D'un autre côté, il nous semble qu'il y a un manque d'information sur la situation de nos entreprises vis-à-vis de l'ensemble des travailleurs et plus particulièrement au sein de la UNT. Pour contrecarrer le mouvement en opposition au contrôle ouvrier et aux expropriations des entreprises, nous pensons qu'il serait indispensable que la UNT organise prochainement une réunion plénière ou une conférence où les travailleurs de tous les secteurs de la UNT seront informés sur la réalité de nos entreprises et sur nos solutions ; ils pourront ainsi se faire leur propre opinion à ce sujet. Nous pensons que l'organisation de cette réunion servira à dissiper la confusion sur la cogestion et à contrer l'idée qu'elle est un échec. Nous devons expliquer que la source des problèmes est cette bureaucratie et son inefficacité ; ce qui a triomphé est la lutte des travailleurs malgré les obstacles. Nous croyons que cette situation est réversible et que les tentatives des bureaucrates et des réformistes de dénigrer le contrôle ouvrier peuvent être vaincues avec le soutien de l'ensemble de la classe ouvrière. Le rôle de la UNT dans ce domaine est fondamental. Les usines occupées, organisées au sein du FRETECO (Front Révolutionnaire des Travailleurs et des Entreprises en Cogestion et Occupées), subissent une forte pression de la bureaucratie de l'Etat pour aller dans le sens du marché capitaliste, pour les écarter de la lutte pour le socialisme. FRETECO, lors de sa deuxième rencontre nationale proposa l'extension de la lutte pour le contrôle ouvrier et l'étatisation de toutes les usines occupées avec l'objectif de commencer la discussion sur la planification socialiste. Cette réunion convoquée par la UNT est d'importance vitale, surtout si, comme aujourd'hui, nous nous trouvons au milieu d'un débat sur le rôle de la classe ouvrière dans la révolution, sur la création de comités d'entreprise et leur relation avec les syndicats et sur la nationalisation et l'expropriation des entreprises.
Nous, les travailleurs de toutes ces entreprises avons une proposition commune, élaborée au sein du FRETECO. Cette proposition est le début d'un dialogue entre les travailleurs sur la manière de mener le contrôle ouvrier, l'occupation des entreprises et leur expropriation.
traduction Francisco Pérez |



