| Des paysans proposent un projet de loi pour diriger les organismes agraires |
|
|
| Ecrit par ABN | |
| 18-02-2011 | |
|
Un projet de loi pour assumer la direction de tous les organismes exécuteurs des politiques en matière agricole sera présenté au président de la République Hugo Chávez Frías, par une représentation de mouvements paysans, afin que le chef de l’État considère sa promulgation á travers la loi d’habilitation législative qu’il exerce actuellement. Ce mardi [1er février], quelques 80 dirigeants paysans des états du Zulia, de Mérida et de Trujillo ont voyagé jusqu’à Caracas pour demander une réunion avec le président de l’Assemblée Nationale (AN), le député Fernando Soto Rojas, et lui présenter la proposition politique de l’instrument juridique. La citoyenne Heidy González, membre du peuple indigène wayúu et conseillère légale du Front de Paysans, Aborigènes et Pêcheurs du Zulia, a expliqué que l’idée fondamentale est d’assurer l’administration d’organismes tels que l’Institut National des Terres (INTI), l’Institut National de la Pêche et de l’Aquiculture (INSOPESCA), le Fond National de Développement Agraire (FONDAS) et tous ceux liés au secteur agraire. “Nous ne sommes pas ici pour demander des places. Ce que nous voulons essentiellement, c’est que les personnes qui dirigent ces organismes soient choisies par les bases de nos mouvements de paysans, de pêcheurs, d’indigènes. Malheureusement, dans la majorité des cas, nous devons compter sur des fonctionnaires qui, par ignorance ou par manque de volonté, ne répondent pas à nos besoins” a precisé la représentante indigène. Un autre dirigeant qui porte ce projet de loi, Geovany Urdaneta, a indiqué que l’assassinat de plus de 200 paysans par les grands propriétaires, la distribution de crédits, la répartition des terres et d’autres éléments de la politique agraire ont fait l’objet d’injustices ou n’ont pas reçu de réponses efficaces de la part des organismos publics compétents. “Le Président a souvent dit que nous manquons dans ce pays d’un mouvement paysan solide, bien organisé, et nous voulons atteindre cet objectif. Nous y travaillons depuis longtemps mais il est nécessaire d’accéder à certains niveaux de pouvoir pour garantir des résultats plus efficaces”, a expliqué Urdaneta. En príncipe le projet juridique est dénominé “Loi du Gouvernement Communal Agraire”. L’idée d’assister au Parlement vénézuélien répond à la nécessité de recevoir l’assistance technique, logistique et tout l’appui nécessaire pour rédiger le texte. “Dans la región de la Guajira nous avons des juges du Ministère Public qui ne comprennent pas la langue wayúu, par exemple, nous subissons de nombreuses déficiences qu’il faut corriger. Nous avons des gens formés pour assumer ces postes de responsabilité et qui, surtout, connaissent nos besoins. Nous voulons dire au Président : qu’il nous donne six mois pour démontrer notre capacité. Si nous ne réussissons pas, nous nous retirerons” a conclu l’avocate indigène. Source : http://www.avn.info.ve/node/41125 Traduction : Thierry Deronne, pour La revolución Vive mercredi 2 février 2011 Source: http://www.larevolucionvive.org.ve/spip.php?article1440 |



