| La résistance contre le coup d’État au Honduras continue |
|
|
| Ecrit par Plate forme pour la Démocratie Honduras | |
| 30-06-2010 | |
|
Il y a un an, le président constitutionnel du Honduras, Manuel Zelaya, a été séquestré par l'armée et expulsé de force vers le Costa-Rica. Ce coup d'Etat a bénéficié de l'appui tacite des États-Unis, omniprésents dans le pays depuis des décennies. Une oligarchie des plus réactionnaires a été installée au pouvoir afin d'empêcher les réformes sociales et la tenue d'une assemblée constituante qui aurait affaibli son pouvoir par une démocratisation du pays. Suite à ce coup de force, les Etats-Unis et leurs alliés Européens ont appuyé l'organisation de la farce électorale du 29 novembre 2009 destinée à blanchir le coup d’État militaire. Avec la bénédiction des Etats-Unis et de l’Europe, le Honduras aurait retrouvé la démocratie avec un nouveau Président, Porfirio Lobo. L'Union européenne a condamné le coup d'État pour la forme, mais l'a entériné dans les faits, s'abstenant d'exercer de réelles pressions, notamment commerciales, qui auraient permis de rétablir la démocratie; puis avalisant les élections frauduleuses organisées par la dictature. L'invitation par l'Espagne – qui exerce la Présidence tournante de l'UE - du Honduras au sommet UE-Amérique latine de Madrid est à ce titre révélateur. Ce n'est que grâce à la ferme opposition de la plupart des autres pays latino-américains que l'Espagne a dû se résoudre à faire marche arrière. Qui plus est, l'Union Européenne a renforcé la position et la crédibilité du gouvernement de facto en signant un accord de libre-échange avec l’Amérique centrale, incluant le Honduras. Le Front de résistance à la dictature s'est constitué au lendemain du coup d'État. Il a opposé durant tous ces mois une résistance sans précédent à la dictature, malgré le haut niveau de répression, les blessés, les morts, les disparus, la censure et la destruction des quelques médias indépendants. Aujourd'hui, malgré la multiplication des assassinats de syndicalistes, de paysans, de journalistes, la résistance continue au Honduras. Le 23 mars, le professeur Manuel Flores a été abattu à San José de Pedregal, devant ses élèves et collègues. Le 26 mars, les journalistes du Canal 4 de Juticalpa, Ballardo Mairena et Manuel Juarez, ont été criblés de balles par des hommes armés qui leur avaient tendu une embuscade. Le 25 mars, onze dirigeants syndicaux de l’Enseignement supérieur de l’Université nationale autonome du Honduras (UNAH) ont été arrêtés, ligotés et enchaînés comme des malfrats. Dans le département d’Atlantidá, cinq paysans ont été abattus depuis le début de l’année, dont José Antonio Cardoza et José Carias, du Mouvement unifié des paysans d’Aguán (Muca). Le défenseur de la forêt, Francisco Castillo, a également été liquidé. La répression continue; elle se renforce même. Plus de 100 personnes, hommes, femmes et mineurs ont été assassinées. On fait état de 8 journalistes assassinés! Pour nous, la Plateforme pour la démocratie au Honduras, il est essentiel de continuer à s'opposer à ce coup d'État, à soutenir la démocratie et les libertés; non seulement au Honduras, mais sur tout le continent latino-américain. Pour nous, vivant en Belgique, il s'agit de dénoncer fermement le fait que l'Union européenne et la Belgique cautionnent un tel régime de fait, de telles façades démocratiques, et tolèrent de telles violations des droits humains et de l'État de droit. Il s'agit également de rejeter l’accord de libre-échange conclu avec ce régime qui s'oppose par les armes aux changements sociaux et aux aspirations démocratiques du peuple hondurien. Non au coup d'état!
Het nationale volksverzet tegen de dictatuur werd de dag na de staatsgreep opgericht en heeft sindsdien zonder weerga verzet geboden niettegenstaande de sterke onderdrukking, de vermoordden, de verdwenenen en de censurering en verwoesting van de weinige bestaande onafhankelijke nieuwsmedia. Nú vecht het verzet verder voor de terugkomst van de democratie en tegen de democratische farce van Lobo. Alhoewel de Europese Unie de staatsgreep wel als vorm veroordeelde, ontkende ze tegelijkertijd de echte feiten door zich te onthouden van de uitoefening van reële druk, zoals deze van commerciële aard, die wel voor een herstel van de democratie had kunnen zorgen. Nadien heeft ze ook de frauduleuze verkiezingen goedgekeurd, via dewelke de dictatuur zijn imago heeft kunnen oppoetsen en ondertussen heeft de Unie ook het associatie-akkoord ondertekend met Centraal Amerika. Op dit moment , niettegenstaande de moorden en aanslagen van de laatste dagen op journalisten, syndicalisten en boeren, gaat het verzet verder en blijft het dan ook noodzakelijk hen te ondersteunen. Op 23 maart werd de onderwijzer , Manuel Flores neergeslagen in zijn onderwijsinstelling in San José de Pedregal, voor de ogen van zijn leerlingen en collega´s. Op 26 maart werden de journalisten van Canal 4 uit Juticalpa, Ballardo Mairena en Manuel Juarez, neergekogeld door gewapende mannen die hen in een hinderlaag hadden gelokt. Op 25 maart werden elf syndicale leiders van de Autonome Universiteit van Honduras gearresteerd, meegevoerd en geboeid als misdadigers. In de provincie van Atlantida werden sinds begin dit jaar vijf boeren vermoord waaronder José Antonio Cardoza en José Carias van de Verenigde Beweging van Boeren van Aguan (MUCA). Milieuactivist Francisco Castillo werd eveneens vermoord. De onderdrukking duurt voort en verergert nog. In het totaal werden meer dan 100 personen, waaronder mannen, vrouwen en minderjarigen, vermoord waaronder 8 journalisten. Voor ons is het essentieel om actie te voeren tegen de staatsgreep, om de democratie en de vrijheden te verdedigen, niet alleen in Honduras maar in heel het Latijnsamerikaanse continent. Voor ons die in België leven, gaat het er ook over om te verwerpen dat België en de Europese Unie dit de facto regiment met haar democratische façades hebben aanvaard en dat ze hiermee ook de daarmee gepaard gaande vele schendingen van de mensenrechten en van de rechtsstaat tolereert. Het gaat er ook om een vrijhandelsakkoord met zulk regime – dat met de punt van de bajonet afgedwongen werd ! – te weigeren, omdat het regelrecht ingaat tegen de sociale veranderingen en de democratisering van het land. Solidariteit met het Hondurese volk!
|



